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Découvrez nos derniers articles sur les diagnostics immobiliers, la réglementation et nos conseils pratiques.

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Peut-on regrouper tous les diagnostics immobiliers pour faire des économies
15 octobre 2026

Peut-on regrouper tous les diagnostics immobiliers pour faire des économies

L'essentiel à savoir sur les diagnostics obligatoires lors d'une vente immobilière La vente d'une maison ou d'un appartement s'accompagne d'une série de diagnostics techniques dont la nature varie selon le bien immobilier et sa localisation. Pour une habitation construite avant 1997, plusieurs documents sont le plus souvent nécessaires : diagnostic de performance énergétique (DPE), contrôle de la présence d'amiante, vérification de l'installation électrique et du gaz, repérage des termites si le secteur est concerné, évaluation des risques et pollutions (ERP), diagnostic plomb pour les logements anciens, et parfois un audit énergétique pour les logements performants classés F ou G. En copropriété, le calcul de la superficie (loi Carrez) s'ajoute à la liste. Regrouper ses diagnostics : une stratégie pour réduire la facture Le coût total de ce dossier varie en fonction de l'âge du bien, des installations à vérifier et du nombre de diagnostics à effectuer, les tarifs dépendant librement des prestataires choisis. À titre d’exemple, un appartement récent nécessite généralement entre 300 et 450 euros, tandis qu’il faut prévoir une enveloppe de 450 à 700 euros pour une maison ancienne avec gaz et jusqu’à 1500 euros si un audit énergétique s’ajoute à la prestation. Commander l’ensemble des contrôles lors d’une même intervention, auprès d’une seule entreprise, s’avère le plus économique : cette organisation permet en effet d'éviter des frais supplémentaires de déplacement et de mutualiser certaines démarches. L’économie attendue peut atteindre 150 à 200 euros par rapport à des commandes séparées. Quels diagnostics sont concernés et quelle est leur durée de validité ? DPE : valable 10 ans (sauf réalisation de travaux modifiant la performance énergétique du logement). Amiante et plomb (en l'absence de détection) : documents à durée illimitée. Électricité et gaz : valables 3 ans. Termites et ERP : valables 6 mois. Audit énergétique : valable 5 ans. Les diagnostics liés à l’état des risques ou à la présence de termites expirent rapidement, et il arrive qu’ils doivent être actualisés si la vente tarde à se conclure. À qui incombe la charge des diagnostics immobiliers ? C’est le vendeur qui doit prendre en charge les diagnostics obligatoires pour vendre son bien. Il reviendra à l’acheteur, s’il le souhaite, de demander à ses frais des contrôles complémentaires (analyse structurelle, vérification de la charpente, etc.), mais cela reste facultatif et ne fait pas partie du processus imposé par la réglementation. Quels paramètres prendre en compte pour choisir son diagnostiqueur ? Si les offres en ligne semblent séduisantes en raison de tarifs attractifs, il est préférable de s’assurer du sérieux et de la certification du professionnel sélectionné. Pour vérifier que le prestataire choisi dispose de toutes les garanties nécessaires, il suffit de consulter la liste officielle répertoriant les diagnostiqueurs agréés par l’État. Opter pour un professionnel local et reconnu augmente la fiabilité des rapports et garantit un accompagnement en cas de contestation. Recommencer ses diagnostics : dans quels cas ? Lorsque la vente du logement n’aboutit pas rapidement, certains diagnostics doivent être renouvelés avant une nouvelle mise en vente, selon leur durée de validité respectives. ERP et termites sont particulièrement concernés par cette courte durée. Pour les autres, leur durée plus longue permet de les réutiliser, sauf en cas de modification significative du logement (travaux, changement d’installation). Regrouper ses diagnostics : quel intérêt concret ? Demander un devis unique pour tous les diagnostics nécessaires à la vente d’un bien immobilier permet non seulement de tirer parti d’un tarif groupé, mais aussi de s’assurer d’une meilleure harmonisation des rapports, d’une vision globale des éventuelles anomalies et de gagner un temps précieux. C’est donc une solution recommandée pour toute personne souhaitant vendre son bien sereinement, tout en optimisant son budget.

Estimer l’impact du nouveau coefficient DPE sur vos transactions
30 septembre 2026

Estimer l’impact du nouveau coefficient DPE sur vos transactions

Comprendre l’évolution du coefficient DPE en 2027 À partir du 1er janvier 2027, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) va évoluer avec l’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité. Ce passage de 1,9 à 1,7 aura une influence directe sur l’évaluation énergétique des logements, en particulier ceux dont la consommation électrique est importante. Cette adaptation fait suite à une première baisse du coefficient intervenue en 2026, passant alors de 2,3 à 1,9. Le coefficient utilisé dans le DPE sert à convertir l’énergie finale, celle que consomme réellement un logement, en énergie primaire, plus représentative de l’impact environnemental. Ainsi, à compter de 2027, la quantité d’énergie primaire déduite pour chaque kilowattheure d’électricité consommé sera diminuée, ce qui pourra avantager certains biens sur le plan de la performance énergétique. Quels logements seront le plus concernés par ce changement ? Les biens chauffés principalement à l’électricité Les logements équipés de ballon d’eau chaude électrique Les habitations utilisant des pompes à chaleur L’effet du nouvel indice sera variable selon les caractéristiques et équipements des logements. Les habitations dont la consommation avoisine une limite de classe énergétique pourraient progresser d’un niveau, sans avoir réalisé de travaux. Selon les estimations, cette réévaluation pourrait permettre à environ 300 000 résidences principales de sortir des classes énergétiques F et G. Par ailleurs, aucun logement ne devrait se voir pénalisé, aucune dégradation de classe ne résultant de cette modification de coefficient. Ainsi, à compter de 2027, un logement classé F pourrait par exemple être reclassé en E simplement par l’application du nouveau calcul, sans intervention sur l’enveloppe du bâtiment ou les installations existantes. L’importance de la nouvelle étiquette sur les transactions Pour les acteurs de la vente et de la location, l’étiquette DPE reste un élément déterminant dans la valorisation d’un bien et le respect des obligations réglementaires. Toutes les annonces doivent mentionner le classement énergétique et, pour les logements très énergivores (F ou G), la mention « logement à consommation énergétique excessive » est requise. Un reclassement suite au changement de coefficient doit donc être pris en compte dans la mise à jour des supports commerciaux et des descriptions des biens. Cela implique un suivi attentif des évolutions pour ajuster la communication et l’accompagnement des vendeurs et bailleurs. Location : quelles conséquences pour les biens concernés ? Depuis 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location, restrictions qui s’étendront aux logements F en 2028, puis aux E dès 2034. L’évolution du coefficient permettra donc à certains biens d’échapper à ces interdictions ou de retrouver une plus grande attractivité sur le marché locatif, tout en facilitant la fixation des loyers. Pour anticiper ces effets, il est conseillé aux professionnels de simuler la future étiquette DPE des logements concernés. Des outils d’estimation permettent d’avoir un aperçu de la classification des biens dès l’entrée en vigueur de la réforme. Quid de l’audit énergétique et de la réglementation lors d’une vente ? La réforme a également des implications sur l’audit énergétique obligatoire lors de la vente des maisons individuelles et immeubles classés E, F ou G (la classe D étant concernée à partir de 2034). Si un bien change de classe grâce au nouveau calcul, l’audit pourrait ne plus être obligatoire. Pour les projets de vente à venir, il est donc judicieux d’anticiper cette évolution afin d’ajuster le calendrier et les démarches à effectuer. Faut-il refaire les diagnostics existants ? Les DPE réalisés avant 2027 resteront valides jusqu’à leur date d’expiration. Il ne sera pas nécessaire de refaire un diagnostic uniquement pour intégrer le nouveau coefficient. Dès l’entrée en vigueur de la réforme, une attestation officielle pourra être téléchargée via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, réactualisant simplement la classe énergétique attribuée au logement, tout en conservant la validité initiale du diagnostic. Ce même principe s’applique pour l’audit énergétique, dont les résultats scénarisés seront également mis à jour pour refléter la nouvelle méthode de calcul. Anticiper les effets du nouveau DPE pour sécuriser vos transactions Pour naviguer sereinement face à ces changements, il est essentiel de repérer les biens les plus susceptibles de bénéficier d’un reclassement. Cela implique de vérifier la date de validité des diagnostics existants, d’anticiper les besoins en audits énergétiques et de s’assurer que tous les supports commerciaux affichent la bonne étiquette dès 2027. Des simulateurs en ligne facilitent déjà ces démarches pour les professionnels, leur permettant d’identifier quels biens gagneront potentiellement une ou plusieurs classes sans intervention sur le bâti. Ils constituent un véritable atout pour optimiser la gestion des portefeuilles de logements et adapter la stratégie de mise en marché à la nouvelle réglementation. En vous appuyant sur ces outils, vous pourrez rassurer vos clients et valoriser au mieux les biens concernés lors des transactions futures.

Loi Carrez : pourquoi exclure les parties inférieures à 1,80 mètre
11 août 2026

Loi Carrez : pourquoi exclure les parties inférieures à 1,80 mètre

Comprendre la loi Carrez et son rôle dans la vente d'un bien en copropriété La loi Carrez joue un rôle central lors de la vente d’un logement situé en copropriété. Elle oblige le vendeur à mentionner la superficie privative exacte du bien dans l’acte de vente. L’objectif principal de cette obligation est d’informer l’acheteur sur la surface réelle qu’il va acquérir, afin d’éviter toute ambiguïté et tout litige. Comment la superficie Carrez est-elle calculée ? Le calcul de la surface selon la loi Carrez ne prend en compte que les espaces fermés et couverts appartenant au lot. Certaines zones sont expressément exclues du calcul : murs, cloisons, marches, gaines et embrasures de portes ou fenêtres n’entrent pas dans la superficie annoncée. Mais l’une des règles les plus emblématiques impose de ne pas compter les parties dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre. Pourquoi les parties de moins de 1,80 mètre sont-elles exclues ? L’exclusion des surfaces dont le plafond est bas vise à garantir que seules les parties réellement habitables soient intégrées à la surface Carrez. Cette disposition répond à une logique simple : un espace où il n’est pas possible de se tenir debout ne remplit pas les conditions de confort exigées pour être considéré comme habitable. Ainsi, combles non aménagés, placards bas ou sous-pentes ne sont pas comptabilisés dans la surface Carrez si leur hauteur est inférieure à 1,80 mètre. L’objectif : ne valoriser que les mètres carrés utilisables au quotidien. D’autres exclusions existent également, notamment pour les parties de moins de 8 mètres carrés. Cette mention est-elle obligatoire lors de la vente ? La mention précise de la surface privative selon la loi Carrez doit être incluse dans tout compromis ou promesse de vente. Cette exigence, issue de la réglementation sur la copropriété, vise à offrir une totale transparence à l’acheteur. Le notaire, au moment de la signature de l’acte authentique, remet un document consignant cette surface, gage de fiabilité pour les deux parties. Faire le choix d’un expert pour le mesurage Bien que la loi n’oblige pas à recourir à un professionnel pour établir la superficie Carrez, il demeure fortement conseillé de solliciter un spécialiste. Le calcul demande une grande rigueur. Une simple erreur dans le mesurage peut entraîner des conséquences importantes, tant sur le plan financier que juridique. En cas d’absence de mention de la surface, il est possible d’annuler la vente dans le mois suivant la signature de l’acte authentique. Si la surface inscrite est erronée au détriment de l’acheteur, celui-ci dispose d’un an pour demander une diminution du prix si la différence dépasse 5 %. À l’inverse, si la surface réelle est supérieure, aucun supplément ne peut être exigé de l’acquéreur. Pourquoi recourir à un diagnostiqueur expérimenté ? La réglementation encadrant la superficie Carrez présente des subtilités qui peuvent prêter à confusion. Confier son mesurage à un expert, c’est s’assurer d’une estimation conforme à la législation et opposable en cas de contestation. Cette précaution protège le vendeur comme l’acquéreur contre tout désagrément futur. En résumé La loi Carrez impose de ne pas inclure les surfaces situées sous une hauteur de plafond inférieure à 1,80 mètre afin que seul l’espace habitable soit valorisé dans la transaction. Le sérieux du mesurage est capital pour conclure une vente en toute sérénité, d’où l’intérêt de faire appel à un professionnel compétent pour garantir la conformité et sécuriser l’opération.

Location : l’amiante bientôt au cœur du DDT
11 juin 2026

Location : l’amiante bientôt au cœur du DDT

Une évolution réglementaire en préparation Le dossier de diagnostic technique (DDT) annexé au bail de location pourrait prochainement voir son contenu évoluer. Après de nombreux débats et attentes sur le sujet, l’intégration systématique d’un diagnostic amiante dans le cadre locatif pourrait devenir obligatoire dès 2027. Ce changement fait actuellement l’objet d’un projet de décret, sur lequel plusieurs organismes nationaux ont été consultés récemment. L’objectif de cette démarche est d’améliorer la transparence et la sécurité des locataires, notamment concernant la présence éventuelle de matériaux amiantés dans les logements anciens. La date envisagée pour la mise en œuvre de cette nouvelle mesure serait le 1er janvier 2027. Quels logements seront concernés par cette nouvelle obligation ? Ce dispositif viserait les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, à l’image des règles déjà appliquées lors d’une vente immobilière. Le contenu du diagnostic porterait ainsi sur la recherche des mêmes produits et matériaux que ceux identifiés dans les diagnostics destinés à la vente. Les méthodes de contrôle devraient par ailleurs être harmonisées afin d’assurer une application cohérente de la réglementation, quel que soit le type de transaction. Principaux impacts pour les bailleurs et l’immobilier Ajout d’un diagnostic amiante obligatoire au sein du DDT pour toute nouvelle location Meilleure information des locataires à propos de la présence éventuelle d’amiante Vigilance accrue sur les logements construits avant l’interdiction de l’amiante Nécessité d’anticiper la constitution des dossiers dès la mise en location Il est également envisagé que les futurs dossiers comportent des informations spécifiques relatives aux risques encourus lors de travaux ou d’aménagement dans les appartements susceptibles de contenir de l’amiante, notamment lors de perçages, rénovations ou démolitions partielles. Un enjeu de santé publique majeur L’amiante, bien que longtemps présent dans la construction, présente des risques importants pour la santé. Les fibres invisibles qui peuvent se dégager dans l’air lors de dégradations ou interventions dans le logement sont reconnues pour leur dangerosité. Clarifier la présence d’amiante s’inscrit donc dans une politique de prévention destinée à protéger réellement les occupants et les intervenants. Anticiper et se préparer à la future réglementation Pour les propriétaires, bailleurs et acteurs de l’immobilier, il est conseillé de suivre attentivement l’avancée de cette réglementation. Anticiper la constitution des dossiers de diagnostic et se conformer aux futures mesures permettra de sécuriser les locations et d’assurer la conformité des logements mis sur le marché.

Retrait-gonflement des sols : comment expliquer le risque aux acheteurs
25 mai 2026

Retrait-gonflement des sols : comment expliquer le risque aux acheteurs

Comprendre le retrait-gonflement des sols Certains terrains en France, particulièrement ceux composés d’argile, subissent des variations de volume selon le climat. Lors des périodes de sécheresse, ces sols se contractent, tandis qu’ils prennent du volume en période humide. Ce phénomène, appelé retrait-gonflement, peut entraîner des mouvements du terrain, conduisant à des fissures ou à des détériorations dans les constructions. Ce processus évolue progressivement, mais il est exacerbé par la fréquence accrue des sécheresses ces dernières années. Changements à venir : une nouvelle cartographie en 2026 Dès le 1er juillet 2026, une version révisée de la carte officielle des zones sujettes au retrait-gonflement des argiles entrera en vigueur. Cette nouvelle cartographie, élaborée par les autorités, vise à tenir compte des dernières observations et de l'effet du changement climatique. Augmentation du nombre d’épisodes de sécheresse Accroissement des sinistres liés à ce phénomène Mieux prise en considération des caractéristiques des sols Désormais, environ 55 % de la surface du pays sera considérée comme exposée à un risque modéré ou élevé, soit une progression notoire par rapport aux chiffres précédents. Comment vérifier le risque pour un bien ? Pour connaître l’exposition d’une parcelle ou d’une maison, il suffit de consulter la cartographie officielle sur le portail Géorisques. En saisissant l’adresse ou la localisation, chaque personne peut rapidement déterminer si le bien est concerné par ce risque naturel. Accédez directement au site : https://www.georisques.gouv.fr/citoyen-recherche-map Quels impacts pour un logement ? La présence en zone argileuse ne signifie pas forcément une vulnérabilité de l’habitat. Ce classement révèle simplement que le sol peut bouger en fonction des conditions météorologiques. Les habitations déjà construites et bien conçues ne présentent pas systématiquement de problèmes. Toutefois, il est essentiel de connaître ce risque afin de prendre les précautions adéquates. Dans certains cas, des mesures techniques adaptées au contexte géologique suffisent pour préserver la stabilité de la maison. Transactions immobilières : informations à transmettre Lorsqu’un bien immobilier est à vendre ou à louer, il est obligatoire de fournir un document d’État des Risques et Pollutions (ERP). Celui-ci doit être présenté dès la première visite. L’ERP informe clairement l’acquéreur ou le locataire sur les éventuels dangers, dont le retrait-gonflement des argiles pour le secteur en question. Ce document est indispensable pour toute transaction Il permet de sécuriser l’achat ou la location pour toutes les parties Construction sur terrain : points essentiels à surveiller Pour ceux qui souhaitent bâtir sur un terrain situé en zone exposée, il est souvent nécessaire d’effectuer une étude de sol. Selon les résultats, il peut être demandé d'adapter la conception des fondations ou de respecter des consignes techniques précises pour éviter des désordres futurs. Réalisation d’un diagnostic géotechnique Fondations ajustées au contexte Application de normes pour la stabilité du bâti Points à retenir pour les acheteurs Le retrait-gonflement des sols argileux résulte de réactions naturelles des sols face aux variations de l’humidité. La mise à jour prochaine de la cartographie apporte des informations fiables pour anticiper les risques lors des achats, des ventes ou des projets de construction. Cela n’interdit pas la réalisation de transactions immobilières, mais permet à chacun d’agir en connaissance de cause et de prendre les mesures nécessaires pour réduire les risques.

DPE et exemptions : cas particuliers et dérogations
24 avril 2026

DPE et exemptions : cas particuliers et dérogations

Comprendre ce qu’évalue le DPE Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, est un outil indispensable pour évaluer la consommation d’énergie et l'empreinte carbone d’un logement. Son objectif est d’estimer, sur une année type, la quantité d’énergie requise pour un bâtiment selon des scénarios standardisés. L’analyse s’appuie sur cinq axes principaux, permettant d’obtenir une vision globale de la performance énergétique du bien. Les cinq aspects évalués par le DPE Le chauffage : Il constitue le poste le plus important, particulièrement dans les constructions anciennes insuffisamment isolées. L’évaluation prend en compte la nature de l'équipement (gaz, électricité, pompe à chaleur, etc.), son rendement ainsi que la qualité de l’isolation du bâti. L’eau chaude sanitaire : Ce secteur dépend principalement du dispositif installé. Par exemple, un chauffe-eau classique consommera plus qu’une solution plus récente et efficace. Il impacte de façon notable la note finale, bien que souvent minimisé par les propriétaires. Le refroidissement : Ce critère entre en ligne de compte si le logement dispose d'un système dédié, tel qu'une pompe à chaleur réversible. Même sans système spécifique, certains paramètres, comme la gestion de l’inertie ou l’exposition aux chaleurs estivales, sont intégrés dans l’analyse. L’éclairage : Ce poste fait l’objet d’un calcul normalisé, sans distinction selon les modèles d’ampoules, du fait de la facilité de changement de ces équipements. Les auxiliaires : Ici sont inclus les équipements électriques en fonctionnement continu, par exemple les ventilateurs ou systèmes de régulation. Leur impact peut s’avérer significatif, en particulier dans les habitations dotées d’anciennes installations. L’attribution des étiquettes énergie et climat La méthode d’évaluation du DPE aboutit à la création de deux catégories distinctes. L’étiquette énergie reflète la consommation en énergie primaire rapportée à la surface habitable, tandis que l’étiquette climat présente le volume d’émissions de gaz à effet de serre générées. À l’issue de l’analyse, la note défavorable entre les deux devient la référence officielle du logement. Ce double contrôle est loin d’être anodin. Par exemple, un logement chauffé au gaz naturel peut afficher une bonne consommation mais être sanctionné par des émissions de CO₂ élevées. À l’inverse, une habitation à chauffage électrique sera davantage jugée sur le coefficient de conversion utilisé dans le calcul. Depuis janvier 2026, ce coefficient pour l'électricité s’est allégé, passant de 2,3 à 1,9, permettant à certains logements de bénéficier d’une amélioration automatique de leur note. Cas particuliers et exemptions à connaître Les évolutions récentes du DPE ont eu des conséquences notables, en particulier pour les propriétaires d’habitations électriques. Ils peuvent dorénavant obtenir gratuitement une attestation de classement réactualisé auprès de l’ADEME. Cette démarche, sans passer par un nouveau diagnostic, peut rendre à nouveau possible la location d’un bien auparavant interdit, grâce au nouveau coefficient appliqué. D’autre part, depuis janvier 2025, la location des logements les moins performants (classés G) est désormais prohibée lors de nouvelles mises en location ou renouvellement de bail. Pour ceux classés F, l’interdiction sera étendue à partir de 2028. Enfin, la vente de maisons individuelles estampillées F, E ou G exige la réalisation d’un audit énergétique détaillé, distinct du DPE, fournissant une feuille de route de rénovation. Conclusion Le DPE s’impose comme un pilier de la politique énergétique française, imposant des contraintes et des ajustements aux propriétaires. Bien connaître les exceptions et dispositifs d’exemption, ainsi que les récentes modifications réglementaires, permet d’éviter les écueils et d’optimiser la gestion de son patrimoine immobilier. S’informer régulièrement sur les évolutions législatives et recourir aux nouveaux outils proposés, comme l’attestation en ligne, participent à une meilleure maîtrise des enjeux futurs.

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